7,39 euros de marge de poulette-aliment
Au vu des résultats précédents et de l’expérience acquise, Julien Pouvreau est beaucoup plus serein pour son deuxième lot. - © P. Le Douarin
La première bande de poules en volière pour le compte de Noréa a été terminée le 27 avril chez Julien Pouvreau, équipé en matériel Vencomatic (Bolegg terrace)(1). Pour le premier lot de poules de sa carrière, il s’estime plutôt satisfait. Sa marge poulette-aliment(2) s’élève à 7,39 euros par poule départ (6,80 euros à 66 semaines), au-dessus du prévisionnel Noréa. La mauvaise surprise est venue de la surconsommation électrique (13000 euros au lieu des 4500 prévus) liée au pré-séchage qu’il a fallu modifier pendant le vide sanitaire.
400 HEURES DE NETTOYAGE
Au plan technique, rapportées à 66 semaines les performances sont les suivantes : 17,368 kg de masse d’oeuf, 64,02 grammes de poids moyen, consommation d’aliment de 156 grammes/ oeuf et un indice aliment/oeuf de 2,37. La mortalité a atteint 8 %, « suite à une accélération entre 65 et 70 semaines, en lien avec des accidents de ponte — 68,5 grammes de poids d’oeuf », souligne l’éleveur. La gestion des pontes hors nid s’est bien passée, avec un taux moyen de 0,5 %, dont 0,1 % sur le caillebotis du bas essentiellement, et 1 % en fin de lot. La clôture électrique est jugée indispensable dans les zones de ponte potentielles. « Au démarrage, il faut passer du temps à chasser les poules du haut de la terrasse », souligne Julien. Pour le lot suivant, l’éleveur a fait le choix de repartir avec du matériel propre, donc de décaper à l’eau. Il a comptabilisé 400 heures de travail pour souffler la structure, tirer à la main les tapis sous les batteries, racler les fientes collées au sol et laver (une semaine à trois), sachant qu’il a démonté uniquement les couvercles des tapis d’oeufs et des pondoirs. Quant à l’enlèvement des poules restantes, « il faut quatre personnes par côté de module, soit 24 au total pour quatre heures de travail ». En termes de temps de travail quotidien, Julien compte cinq bonnes heures : au moins une heure de visite, trois heures trente de ramassage (au pic), plus les travaux ponctuels (1 h pour les tapis à fientes 3 fois la semaine, 2 h de nettoyage hebdomadaire du magasin d’emballage, raclage des couloirs…). Afin de garder une répartition intérieure homogène, Julien a aussi prévu des clôtures de séparation des cinq lots de 6000 poules sur une trentaine de mètres après la sortie des trappes. « En fait, les poules ne rentrent pas par où elles sont sorties, d’où des déséquilibres avec plus de ponte hors nid. » Il a aussi prévu de racler les couloirs au moins une fois par mois pour bien contrôler les pontes hors nid.
(1) Voir Réussir Aviculture juin 2009, n° 147, page 20. (2) Ventes des oeufs et des fientes moins le coût aliment et le coût poulettes.
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